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Rudy Hombenet Avingui : la presse gabonaise pleure une journaliste partie trop tôt


Rudy Hombenet Avingui : la presse gabonaise pleure une journaliste partie trop tôt

Dernier hommage rendu à Rudy Hombenet Avingui Credit:© 2026 D.R./Le Radar

Décédée le 27 août 2026, deux jours seulement après avoir donné naissance, la journaliste Rudy Hombenet Avingui a été inhumée ce samedi 12 septembre. Sa famille, ses proches, ses collègues, les autorités et de nombreux acteurs du monde des médias lui ont rendu hommage. Tous saluent une femme engagée, exigeante dans son travail et profondément passionnée par son métier.

Une corporation sous le choc

 

L’émotion était immense lors de l’hommage rendu à Rudy Hombenet Avingui. Membres du gouvernement, représentants de la Haute Autorité de la Communication, journalistes, amis et proches se sont retrouvés autour de sa famille pour un dernier moment de recueillement.

 

Les témoignages ont dessiné le portrait d’une femme aimante, généreuse, professionnelle, exigeante envers elle-même et profondément attachée au travail bien fait.

 

Ses collègues se souviennent d’une perfectionniste. D’une journaliste qui pouvait reprendre un détail jusqu’à ce qu’il soit juste. D’une femme de caractère qui ne trichait ni avec son métier ni avec ses convictions, et qui savait répondre présente quand les circonstances l’exigeaient.

 

Derrière la professionnelle, chacun évoque aussi une présence, un sourire, une voix, une façon d’être. Toutes ces petites choses auxquelles on ne prête pas toujours attention tant que la personne est là et qui, soudain, prennent une place immense lorsqu’elle disparaît.

 

Elle venait de donner la vie

 

La brutalité de cette disparition tient aussi à cela.

 

Rudy Hombenet Avingui venait de devenir mère. Deux jours plus tard, elle s’en allait.

 

Elle avait encore des projets, des ambitions, des combats professionnels à mener, des articles à écrire, des moments à partager avec les siens. Sa disparition vient interrompre une vie alors qu’une autre venait tout juste de commencer.

 

« C’est une femme qui, par amour, a voulu donner la vie et qui, malheureusement, a laissé la sienne. »

 

Ces mots, disent avec une terrible simplicité le drame vécu par sa famille.

 

Ils disent aussi l’injustice ressentie devant une disparition aussi précoce.

 

Quand le métier nous fait parfois oublier de vivre

 

La mort de Rudy Hombenet Avingui renvoie également chacun de ses confrères à une réalité que les journalistes connaissent trop bien.

Ce métier absorbe. Il impose ses urgences, ses bouclages, ses déplacements, ses imprévus, ses nuits courtes. On court après une information, une édition, un reportage, un rendez-vous. Et dans cette course permanente, on oublie parfois l’essentiel : prendre le temps de vivre, de voir ceux que l’on aime, de leur parler, de leur dire ce qui mérite encore d’être dit.

Puis survient une disparition, et tout ce qui paraissait urgent quelques heures auparavant devient soudain dérisoire.

Rudy avait choisi ce métier. Elle l’aimait. Elle lui avait donné une part importante d’elle-même. Aujourd’hui, ceux qui ont travaillé à ses côtés mesurent plus encore la valeur de cette présence désormais absente.

 

La terre s’est refermée, pas le souvenir

 

Ce samedi 12 septembre 2026, Rudy Hombenet Avingui a été conduite à sa dernière demeure.

 

Il reste désormais les souvenirs.

 

Ceux d’une fille, d’une sœur, d’une mère. Ceux d’une amie. Ceux d’une journaliste dont la voix et la plume avaient encore tant à donner.

 

Une famille vient de perdre l’une des siennes. Un enfant grandira avec l’histoire d’une mère partie quelques jours après lui avoir donné la vie. Une profession perd une journaliste passionnée. Et tous ceux qui l’ont connue devront désormais apprendre à composer avec son absence.

 

La terre s’est refermée sur Rudy Hombenet Avingui.

 

Mais dans la mémoire de ceux qui l’ont aimée, accompagnée et côtoyée, elle ne disparaîtra pas.

 

Adieu, consœur.

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