L’artiste, UKA, rend hommage à la force féminine. Credit:© 2026 D.R./Le Radar
L’hôtel de ville d’Akanda a pris des airs de jardin secret depuis le vendredi 13 mars. Sous le regard bienveillant du maire Michel Delbrah, la commune vibre au rythme d’une double célébration : les peintures vibrantes et le premier roman d’Alexandra Bouka, plus connue sous son nom d’artiste, UKA.
Jusqu’au 27 mars, les visiteurs sont invités à découvrir l’univers d’une créatrice qui fait souffler un vent de fraîcheur sur la scène culturelle gabonaise.
Du droit au pinceau
Qui a dit que la rigueur du droit ne rimait pas avec la poésie des couleurs ?
À 27 ans, UKA brouille les pistes avec brio. Juriste d’affaires et ancienne attachée parlementaire au Sénat, elle troque volontiers ses dossiers pour ses pinceaux. Pour le maire Michel Delbrah, cette polyvalence est une chance : « Accueillir une artiste aussi complète, c’est célébrer le génie de notre jeunesse ! »
L’artiste présente une autre de ses toiles
La femme au cœur du sacré
Dans ses œuvres, la femme n’est pas seulement un modèle : c’est une divinité moderne. Avec une dizaine de toiles lumineuses, UKA rend hommage à la force féminine.
« Pour moi, la femme est un pilier, une magicienne du quotidien qui donne la vie et porte le monde », confie l’artiste avec un sourire. Ses tableaux sont autant de messages de tendresse et de résilience adressés à toutes les Gabonaises.
« La Cadette de la Montagne »
Le clou du spectacle reste la découverte de son premier né littéraire : La Cadette de la Montagne. Dans ce roman captivant de 290 pages, UKA nous plonge dans une épopée où les mythes gabonais s’animent.
UKA, l’artiste peintre et écrivaine
On y suit les aventures de Kengué, une jeune héroïne qui doit naviguer entre trahisons et quêtes mystiques après la chute d’une montagne sacrée. Plus qu’un simple conte, c’est un voyage vers l’émancipation que l’autrice souhaite partager bien au-delà de nos frontières : « Je veux que nos légendes voyagent, qu’elles fassent rêver en Europe comme aux États-Unis ! »
Disponible à la Maison de la Presse de Libreville et sur Amazon, cet ouvrage prouve qu’Alexandra Bouka ne se contente pas de rêver le monde : elle l’enchante. Avec UKA, c’est la jeunesse africaine qui ose et qui rayonne.

