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Dynamique Unitaire : les dossiers qui fâchent au cœur de la rentrée syndicale


Dynamique Unitaire : les dossiers qui fâchent au cœur de la rentrée syndicale

La Dynamique Unitaire au cours de leur déclaration à Libreville Credit:© 2026 D.R./Le Radar

À Libreville, la Dynamique Unitaire a effectué ce samedi 26 septembre 2026 sa rentrée syndicale. Fraîchement élu à la tête de la centrale, Roger Ondo Abessolo entend inscrire son mandat dans la défense des travailleurs et le suivi des dossiers sociaux encore en suspens. Entre radiations de fonctionnaires, situations administratives non régularisées, précarité et contestation des élections professionnelles, la nouvelle équipe syndicale annonce une année placée sous le signe de la vigilance.

Les dossiers qui fâchent au cœur de la rentrée syndicale

 

La Dynamique Unitaire (DU) ouvre une nouvelle séquence de son histoire. Réunie ce samedi à Libreville pour sa rentrée syndicale 2026-2027, la centrale a exposé les principaux dossiers qui devraient structurer son action au cours des prochains mois.

 

Cette rentrée intervient quelques semaines après le troisième congrès ordinaire de l’organisation, qui a porté Roger Ondo Abessolo à la présidence en juillet dernier. Pour la nouvelle direction, l’enjeu ne consiste donc pas uniquement à dresser un état des lieux. Il s’agit désormais de transformer les revendications syndicales en actions et, surtout, d’obtenir des réponses sur des dossiers que les travailleurs considèrent comme toujours en attente.

 

Une nouvelle direction face à une situation sociale sous tension

 

Placée sous le thème « La responsabilité syndicale face aux défis de l’heure » , a rentrée syndicale a donné le ton du nouveau mandat.

 

Dans son intervention, Roger Ondo Abessolo a d’abord rendu hommage aux anciens responsables syndicaux, avant de saluer les travailleurs et travailleuses du Gabon.

 

Le nouveau président de la DU a toutefois rapidement replacé son discours dans le registre des revendications, estimant que les sacrifices consentis par les travailleurs restent insuffisamment reconnus par les pouvoirs publics et le patronat.

 

Au-delà du discours syndical, cette position traduit une interrogation plus large : comment concilier les réformes administratives engagées par l’État avec les attentes des agents publics en matière de carrière, de rémunération et de sécurité professionnelle ?

 

1 473 radiations : la DU demande davantage de transparence

 

Le dossier des 1 473 fonctionnaires annoncés comme radiés constitue l’un des premiers points de friction soulevés par la centrale.

 

La DU affirme ne pas remettre en cause, dans son principe, la nécessité pour l’administration de traiter les situations irrégulières. Elle demande toutefois que les procédures ayant conduit aux radiations soient clairement expliquées et que les agents concernés soient identifiés.

 
La question soulevée par la centrale porte ainsi moins sur le principe de la mesure que sur la transparence de sa mise en œuvre.

 

« Quelle est la véritable raison d’une telle opacité ? », s’interroge-t-elle.

 

Roger Ondo Abessolo a notamment établi un parallèle avec des décisions concernant récemment des magistrats, dont les noms avaient été rendus publics.

 

Une interrogation demeure donc au cœur du débat syndical : quelles garanties de transparence et de recours accompagnent les mesures prises dans le cadre de l’assainissement de la Fonction publique ?

 

Situations administratives : le dossier qui refuse de disparaître

 

Autre sujet récurrent : les situations administratives non régularisées.

 

Selon la DU, de nombreux agents attendent encore la prise en compte effective de leurs dossiers. La centrale affirme par ailleurs que certains de ses membres seraient eux-mêmes concernés.

 

Pour les organisations syndicales, ces situations ne relèvent pas uniquement de questions administratives. Elles ont des conséquences directes sur les carrières, les revenus et les conditions de vie des agents.

 

La régularisation devient dès lors un indicateur de la capacité de l’administration à traduire les réformes annoncées en effets concrets pour les fonctionnaires.

 

Précarité : les travailleurs attendent toujours des réponses

 

La situation des agents de la main-d’œuvre non permanente, des travailleurs précaires et des anciens employés de la Société nationale des bois du Gabon (SNBG) a également été évoquée.

 

Pour la DU, la reprise ou la relance de certaines activités économiques ne saurait suffire à effacer les difficultés accumulées par les travailleurs concernés.

 

Derrière ces revendications se pose une question plus globale : quelle place pour la protection sociale et la sécurisation des parcours professionnels dans un contexte de transformation de l’administration et de l’économie gabonaises ?

 

La réponse, selon la centrale, ne pourra pas se limiter à des annonces. Elle devra se traduire par des mesures concrètes.

 

Élections professionnelles : la confiance syndicale en question

 

La question des élections professionnelles constitue un autre point de tension.

 

La Dynamique Unitaire estime que le processus n’a pas répondu aux attentes qu’avait fait naître la perspective d’un environnement syndical plus transparent et équitable.

 
La centrale dénonce ainsi ce qu’elle considère comme un recul de la confiance dans le processus électoral syndical.

 
Cette contestation pose un enjeu institutionnel important : la représentativité des organisations syndicales et la légitimité de leurs interlocuteurs dans les négociations avec l’État et les employeurs.

 

Une rentrée, mais surtout une feuille de route

 

À travers cette rentrée syndicale, Roger Ondo Abessolo cherche manifestement à installer sa présidence dans le prolongement des revendications historiques de la Dynamique Unitaire, tout en mettant l’accent sur les dossiers encore non résolus.

 
Radiations, carrières administratives, précarité, anciens travailleurs de la SNBG et élections professionnelles constituent désormais autant de dossiers sur lesquels la nouvelle direction sera attendue.

 
La formule lancée à l’occasion de cette rentrée résume la posture affichée par la centrale : « La lutte continue. »

 
Reste désormais à savoir comment cette volonté se traduira sur le terrain, dans le dialogue avec le gouvernement et dans les éventuelles mobilisations à venir.

 
Car au-delà des déclarations de rentrée, le véritable test de la nouvelle direction de la Dynamique Unitaire sera sa capacité à obtenir des avancées concrètes sur les dossiers qu’elle vient de remettre au centre du débat social.

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