Junior Xavier Ndong-Ndong, en liberté provisoire Credit:© 2026 D.R./Le Radar
Remis en liberté provisoire hier par la Cour d’appel de Libreville après quatre mois de détention, Junior Xavier Ndong-Ndong voit sa peine réduite. Une décision judiciaire qui relance le débat autour de ses propos controversés et de leurs répercussions sur l’ordre public.
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Condamné en première instance à douze mois de prison, l’intéressé a vu sa peine réduite à huit mois. L’amende a également été revue à la baisse, passant de deux millions à un million de francs CFA. La juridiction a en outre levé le mandat de dépôt, permettant sa sortie de la prison centrale de Libreville dans l’attente de la suite de la procédure.
Selon Gabonactu, lors de l’audience, la défense a dénoncé des irrégularités dans l’enquête et contesté la pertinence des charges retenues, estimant que les propos incriminés ne constituaient pas une menace directe pour la stabilité du pays.
Le ministère public a, pour sa part, soutenu que les déclarations de l’accusé étaient susceptibles d’alimenter des tensions sociales et de troubler l’ordre public. La Cour a néanmoins opté pour un assouplissement de la sanction initiale.
L’affaire trouve son origine dans une conférence de presse tenue fin décembre 2025 à Libreville. Au cours de cette intervention, largement relayée sur les réseaux sociaux, Junior Xavier Ndong-Ndong avait évoqué la préparation présumée d’un coup d’État au Gabon. Il avait également fait état d’enlèvements d’enfants, de crimes rituels et d’une supposée emprise ethnique sur certaines administrations financières.
Le chef traditionnel avait par ailleurs cité plusieurs communautés gabonaises ainsi que des pays étrangers, dont le Bénin, le Nigeria et le Ghana, dans ce qu’il avait qualifié de « révélations mystiques ».