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Gabon / Interpellation d’Alain-Claude Bilie-By-Nze : EPG dénonce des conditions « arbitraires » et une « manœuvre politique »


Gabon / Interpellation d’Alain-Claude Bilie-By-Nze : EPG dénonce des conditions « arbitraires » et  une « manœuvre politique »

Le président du parti Ensemble pour le Gabon, Alain-Claude Bilie-By-Nze Credit:© 2026 D.R./Le Radar

Le président du parti Ensemble pour le Gabon (EPG), Alain-Claude Bilie-By-Nze, a été interpellé hier à l’entrée de son domicile, dans la commune d’Akanda, par des agents de la Direction générale des recherches (DGR).

Dans un communiqué publié ce jeudi 16 avril, EPG dénonce « des conditions arbitraires », jugées « brutales et manifestement contraires aux principes fondamentaux de l’État de droit ».

Selon le parti de l’opposition, cette interpellation trouve son origine dans une affaire remontant à 2008, liée à une créance de l’État non honorée dans le cadre de l’organisation de la fête des cultures. Une tierce personne en réclamerait aujourd’hui le paiement, en l’imputant à titre individuel à Alain-Claude Bilie-By-Nze, alors qu’il s’agirait, selon EPG, d’un dossier relevant d’un cadre institutionnel.

Le parti s’interroge sur « la base juridique » de la procédure engagée ainsi que sur les méthodes employées pour interpeller « un homme d’État qui ne s’est jamais soustrait à la justice ».

Le communiqué du parti Ensemble pour le Gabon (EPG)

EPG rappelle que l’ancien Premier ministre, arrivé deuxième à la dernière élection présidentielle, « s’est toujours présenté aux convocations des autorités compétentes dans le respect des institutions de la République ».

Dénonçant une « manœuvre politique grave », le parti estime que cette interpellation vise à faire taire une voix critique, affaiblir l’opposition et instaurer un climat d’intimidation.

EPG exprime également son inquiétude face à la dégradation du climat politique, évoquant des atteintes aux libertés individuelles, une restriction de la pluralité des opinions et des pressions accrues sur les acteurs politiques et la société civile.

Le parti exige une communication « immédiate et transparente » des charges retenues, le respect strict des procédures judiciaires et la libération « sans
condition »
de son président.

Enfin, EPG appelle les autorités à garantir un cadre démocratique apaisé et conforme aux engagements du Gabon, tout en dénonçant un État de droit « à géométrie variable » et une justice « instrumentalisée ».

Le parti annonce qu’il engagera toutes les actions nécessaires, aux niveaux national et international, pour faire respecter le droit et les libertés fondamentales.

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